La longue histoire de la Sardine

Publié le 1 juillet 2024 par Goût, Saveur et Tradition

La longue histoire de la sardine

Au même titre que le saumon, le thon et les anchois, la sardine, ce poisson « bleu », est une star de la mer et de l’assiette puisqu’il renferme des nutriments particulièrement favorables à notre santé.

Seule la Sardina pilchardus peut s’appeler sardine sans autre précision. La sardine fait partie des poissons gras, riches en OMEGA3.

Nécessaires à la constitution de nos cellules cérébrales, ils permettent une plus grande fluidité des échanges entre les neurones et parviendraient ainsi à réguler l’équilibre émotionnel.

Pêchée dans le monde entier, la sardine bleue argentée est un régal quand on la grille ultra fraîche au barbecue ou à la plancha, question de goût !

Un nouveau procédé de conservation

Des vestiges de cuves de salaison découverts autour de la Baie de Douarnenez prouvent qu’il existait des sardines salées, broyées et macérées à l’époque gallo-romaine. Depuis le Moyen Âge, l’embouchure de la Loire était renommée pour ses entreprises de conservation de sardines, confites dans du vinaigre ou du beurre fondu.

A la fin du XVIIe siècle, la sardine était salée et pressée pour en retirer l’huile. Elles pouvaient être conservées dans des barils pour des périodes de sept à huit mois.

C’est en 1795 que Nicolas Appert, cuisinier-confiseur, invente le procédé révolutionnaire de la conservation qui va révolutionner la conservation du poisson, à commencer par la sardine.

La plus ancienne « boîte » de sardines connue en France date des années 1810. A Nantes, Joseph Colin adapte le procédé de Nicolas Appert en employant des techniques déjà connues, il remplace le beurre fondu par de l’huile d’olive de qualité qu’il fait venir de Bari en Italie. Il abandonne progressivement les bocaux de verre pour les boîtes en fer-blanc, une technique déjà connue, développée aux Pays-Bas et rapportée en France par les marins.

En 1824, la conservation de la sardine s’inscrit au cœur de la révolution industrielle. Grâce à ce procédé le poisson intègre la ration alimentaire des ouvriers et des mineurs.

Dans les années 1830, les conserveries de sardines se multiplient alors sur toute la côte atlantique, à proximité des lieux de pêche. Au-delà de nos frontières, la « boîte » participe également à la ruée vers l’or en Amérique. Les armées participent également à son développement, notamment au moment des Guerres de Crimée et de Sécession.

Pour le plus grand plaisir des consommateurs

En 1851, le développement des conserves de sardines s’intensifie grâce à l’exposition de Londres.

En 1876, on compte 150 conserveries installées entre Douarnenez et les Sables d’Olonne. Elles emploient environ 14 000 ouvriers, dont 13 500 femmes, pour produire plus de 56 millions de boîtes par an.

C’est ainsi que pour le plus grand plaisir des consommateurs on trouve de nombreux poissons en « boîte », qui permettent de réaliser de fabuleuses recettes. Mais plus que tout le reste, c’est la « boîte » de sardines qui fait partie intégrante de notre quotidien. Objet anodin, la fameuse « boîte » est connue dans le monde entier.

On la collectionne, on la décore… on l’aime !

Ses atous pour la santé

  • Bonne pour le coeur : mine d’oméga 3 et de vitamine B12, elle prévient le risque de maladies cardio-vasculaires.
  • Elle renforce les os : avec sa vitamine D, son phosphore et son calcium, elle contribue à lutter contre l’ostéoporose.
  • Riche en minéraux : une boîte de sardines contient l’équivalent de 35% de l’apport quotidien recommandé en calcium, 15% en fer, 10% en potassium et 45% en phosphore.
  • Alliée des sportifs : grâce à son aide précieuse dans la santé musculaire avec ses protéines de qualité.